La Légion étrangère

Les premiers volontaires

Alors que la Légion étrangère n’est pas encore officiellement créée, les journaux français annoncent déjà les premiers recrutements. D’après Le Courrier du Bas-Rhin, « une foule de déserteurs bavarois » arrivent journalièrement dans la ville de Strasbourg. Ils sont plus d’une centaine, logés dans la citadelle, et sont dirigés, par détachements, à Langres, où se forme la Légion. Le journal note également que « 250 cavaliers prussiens sont arrivés à Metz avec leurs chevaux »1. L’engagement ne semble pas, à ses débuts, avoir beaucoup de succès parmi les réfugiés. La presse locale, Sentinelle des Vosges, raconte dans ses pages que 43 soldats bavarois, parmi lesquels se trouvent deux sergents, sont arrivés à Mirecourt le 28 février et ont ensuite été dirigés à Langres pour s’y incorporer à la Légion. « Ils sont entrés, dit-on, au nombre de 300 sur la frontière », note le journal2.

  1. Le journal du Commerce, 13 mars 1831. ↩︎
  2. Cité dans le journal La France nouvelle, 5 mars 1831. ↩︎