De nombreux écrivains renommés ont marqué l’histoire de la Légion étrangère. Alan Seeger, poète américain, s’engage en 1914 et trouve la mort en 1916 à Belloy-en-Santerre, laissant derrière lui le célèbre poème I Have a Rendez-vous with Death. Henry Weston Farnsworth, également américain, décrit dans ses lettres les figures marquantes de la Légion avant de tomber au combat en 1915. Le Suisse Blaise Cendrars, mutilé en 1915, poursuit une brillante carrière littéraire, notamment avec La main coupée. L’Allemand Ernst Jünger tire de sa courte expérience légionnaire le roman Jeux africains. L’écrivain italien Curzio Malaparte, blessé pendant la Grande Guerre, explore l’humanisme dans des œuvres telles que La Peau. Albert Puyou de Pouvourville, officier en Indochine, diffuse le taoïsme à travers ses livres, comme L’Annam sanglant.
D’autres écrivains, tels que Georges Roulin et Arthur Nicolet, enrichissent la littérature légionnaire avec leurs récits et poèmes.
La Légion accueille également des anonymes, comme Mougenot, poète émergent dans la revue Képi Blanc, mort au combat, incarnant le sacrifice des âmes créatives dans la Légion. Ces auteurs reflètent l’intensité de la vie légionnaire, entre engagement militaire et production littéraire.
Sources :
MINISTÈRE DE LA DÉFENSE (2000). Légion notre mère. Anthologie de la poesie légionnaire. Editions Italiques.
CONDADO MADERA, E. (2024). Histoires de l’histoire de la Légion: le légionnaire dans tous ses états. Amazon.